14 Lettres d’écrivains gabonais Au Président du CTRI – Contribution au Dialogue National Inclusif du 02 au 30 avril 2024

Jean-René Ogvono Mendame

Contributeurs :
Bonaventure Mve Ondo
Steeve-Robert Renombo
Justine Mintsa
Solange Andagui ongo Ayouma
Jean-René Ogvono Mendame
Denise Landria Ndembi
Honorine Ngou
Marc Kaba
Irène Dembé
Pulcherie Abeme Nkoghe
Paul Anicet Mounziegou
Hallnaut Engouang
Omer Ntougou Ndoutoume
Chantal Magalie Mbazo’o

UDEG

2025

173 p.

4ème de couverture : Depuis le 30 août 2023, le Gabon est sur une tangente des réformes novatrices amorcées par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) dans une perspective de restructuration des Institutions entraînant, ipso facto, le redressement tous azimuts des consciences d’abord, ensuite des secteurs clés de l’économie du pays.

Cet épisode de l’histoire nationale est si particulier et unique que nous ne pouvons plus nous permettre l’impair, comme dans le passé, de ne pas en consigner les traits saillants dans le souvenir mémoriel.

Après le multipartisme de la période de l’indépendance et l’avènement, en 1968, du Parti Démocratique Gabonais (PDG) imposant le principe de la pensée unique, le peuple, dans un soulèvement populaire d’envergure contre l’absolutisme, les dérives totalitaires et la paupérisation croissante, a exigé le retour à la démocratie et l’accès immédiat à des conditions d’un mieux-être social pour tous. Partie d’une banale grève des étudiants de l’Université Omar Bongo en janvier 1990, l’insurrection, devenue populaire, a débouché sur la tenue, à Libreville, d’une Conférence nationale, du 1er mars au 19 avril. Quatre années plus tard, l’Exécutif et sa Majorité font face à l’Opposition regroupée au sein du Haut Conseil de la Résistance (HCR). Le duel frontal est tranché une fois de plus, en septembre 1994, dans le cadre des « Accords de Paris », en France. Ces assises révèlent les limites d’une Conférence nationale non souveraine qui n’aura été, au mieux, qu’une usine de fabrique et de distribution des postes politiques, et au pire, une chimère budgétivore ayant laissé exsangues les caisses de l’Etat pour des recommandations finales qui demeurèrent lettres mortes.

Que reste-t-il aujourd’hui de ces événements majeurs de la vie politique au Gabon ? Peu de choses, sinon rien ! Il n’y a pas de témoignages écrits accessibles à la jeunesse des collèges, lycées et universités qui souhaite s’en instruire ?

C’est contre cette vacuité de conscience historique, cette mémoire absente que s’insurgent aujourd’hui enseignants-chercheurs, chercheurs et écrivains. Mobilisés dans un commun élan patriotique, ils ont tout uniment commis cet ouvrage comme un devoir de mémoire en prélude au Dialogue National Inclusif prévu du 2 au 30 avril 2024. Dans un style épistolaire débarrassé de tout formalisme protocolaire, il se donne à lire comme un trésor du patrimoine culturel national et un témoignage vivant de la contribution, somme toute modeste, des femmes et hommes de culture à la réalisation du bien-être de la Nation tout entière. Les générations à venir, reconnaissantes, sauront en goûter la fine saveur.

Jean-René Ovono Mendame

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