4ème de couverture : L’appât du gain semble être utilisable comme moteur de l’assiduité, et donc comme moyen de surmonter l’absentéisme. Néanmoins, beaucoup de personnes se dévouent bénévolement et sans compter leurs heures. Si cela va de soi dans les associations, cela ne se conçoit pas moins dans les services publics, et même dans le secteur privé marchand.
Sauf que le recours à des bénévoles y frisera souvent le délit de travail dissimulé. De plus, quand le travail gratuit aura été accompli par certaines personnes de la famille, celles-ci pourraient avoir le droit de réclamer un jour la reconnaissance d’un contrat de travail à salaire différé.
Mais si les mesures incitatives ne suffisent pas, les mesures coercitives (ou punitives) peuvent les compléter. Mieux, l’on devrait pouvoir s’en remettre à la conscience professionnelle et à l’esprit citoyen de chacun pour un recul de l’absentéisme et de l’abstentionnisme.
En tous cas, les calculs effrénés des coûts de l’absentéisme devraient prendre en compte les bénéfices entraînés par l’absentéisme à la santé des travailleurs, à la sécurité sociale, et à l’économie en générale. Il s’agit pour l’heure de gains cachés qu’il conviendrait de mieux explorer.
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