4ème de couverture : « Lire L’A-Fric, c’est entrer dans un univers de signes. On nous rétorquera que ce n’est pas nouveau, que toute lecture d’un texte littéraire est une entrée dans un univers de signes. Mais rarement, les signes et les signaux n’auront été aussi apparents; rarement ils n’auront donné l’occasion de se laisser appréhender avec autant d’acuité pour « dire » la terre camerounaise, et par là, le continent africain ! Cette volonté de « dire » a besoin de toute la science de l’homme de lettres et du critique Littéraire. Elle puise sa force dans la quantité des savoirs accumulés, savoirs susceptibles de conférer du sens au sujet. Rarement, enfin, un texte romanesque n’aura à ce point franchi et déconstruit les limites du genre, transgressé les règles d’écriture classiques, pour étendre dans des domaines et des disciplines aussi différents son hégémonie et s’en approprier les éléments ![…]. De nombreux signes sous-tendent donc l’énonciation dans le roman de JFN. Ils composent ce qu’ont en commun tous les moyens de communication utilisés par ce romancier africain pour dire le social de son continent, de son pays et surtout la place de l’Afrique dans le monde. L’onomastique, la toponymie et les anthroponymes permettent un ancrage du récit dans le territoire national, et précisément dans une région donnée. Dans le même temps, le recours aux différents savoirs et disciplines qui tissent cette écriture romanesque ouvre l’œuvre à l’universel.
L’Auteur : Marie-Rose Abomo Maurin, docteure (Nouveau régime, Paris IV, Sorbonne), HDR en littérature comparée (Université de Créteil, Val de Marne), enseignante à l’université de Yaoundé I (Cameroun) et directrice du centre de recherche pluridisciplinaire de Yaoundé (CERPY). Auteure de 6 ouvrages scientifiques et de fiction, elle a également publié de nombreux articles dans des revues scientifiques internationales. Ses recherches concernent surtout la littérature camerounaise, la littérature négro-Africaine écrite et orale. Son approche des textes convoque l’ethno-linguistique, la socio-pragmatique et la stylistique.
Alice Delphine Tang, docteure d’état de l’université de Yaoundé I (Cameroun) est maître de conférence dans la même université. Spécialiste en littérature comparée, elle est l’auteure de cinq ouvrages scientifiques. Elle a par ailleurs publié de nombreux articles dans des revues scientifiques internationales. Ses champs de recherche sont nombreux, mais on retiendra surtout l’esthétique du roman féminin, les mythes, le masculin et le féminin. Son approche des textes s’appuie principalement sur des champs de la psychanalyse, de la socio-pragmatique, de la linguistique et de la sémiotique.
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