4ème de couverture : La prise de conscience par la communauté sourde dans les années 70, autrement appelée le « réveil sourd », de posséder une langue et une culture propres, a notamment permis la création d’un nouveau métier : interprète en langue des signes. Pendant longtemps, l’interprétation a été assurée par les enfants de parents sourds. Ils sont nommés « Child Of Deaf Adults » (CODA) en 1983.
L’histoire de l’interprétation en langue des signes au Gabon est assez récente. C’est l’arrivée au Gabon en 1979 du pasteur Andrew Jackson FOSTER qui permettra d’ouvrir la voie à cette nouvelle profession. Toutefois, depuis lors, ce métier est resté à l’état embryonnaire. Car rares sont ceux qui possèdent une formation universitaire dans le domaine ; ce qui ne les empêche pas d’interpréter dans les médias, dans les structures sanitaires, au sein des commissariats ou tribunaux.
A travers cet ouvrage, l’auteur souhaite mettre en valeur les « interprètes » en langue des signes d’abord, susciter des vocations chez les jeunes ensuite et, enfin, accompagner les décideurs dans leurs projets en faveur des personnes vivant avec un handicap auditif.
L’ Auteur : Paul Anicet Mounziegou est né en 1984 à Libreville. Il est détenteur d’une Maîtrise en Études ibériques et Latino-américaines obtenue à l’Université Omar Bongo et d’un Certificat d’Aptitude au Professorat pour l’Enseignement Secondaire (CAPES) de l’École Normale Supérieure (ENS). Il est membre de l’Union des Ecrivains Gabonais (UDEG), lauréat du prix Pierre Edgard Moudjegou, obtenu lors du Concours National de Poésie (2022).
Par passion, il a appris la langue des signes et en est devenu “interprète”. Une formation qui lui a permis d’interpréter les messages de sensibilisation au sein du Copil au plus fort de la crise sanitaire de 2020. Il a également fait valoir ses compétences à l’international, notamment au Kenya et au Brésil.
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