Yolande Zang Bie
Éditions Complicités
2024
170 p.
4ème de couverture : Le terme fàŋ désigne à la fois la langue aussi bien que le peuple qui parle cette langue. Pour Ondo Mebiame (1992 : 1), c’est ‘ un ensemble de parlers peu différenciés mais distincts qui relève lui-même d’un groupe linguistique plus vaste encore, mais pour lequel il n’existe aucune dénomination autochtone’. Situés dans un continuum géographique, les parlers du fàŋ sont localisés au Gabon, au Cameroun et en Guinée Equatoriale. Le site http// : www.monefang.com les localise aussi au Congo (Brazzaville), en RCA, tandis que le site www.ethnologue.com mentionne à Saŏ Tome et Principe, une présence des immigrants fang qu’il estime à 13.800 locuteurs.
Le fàŋ qui fait l’objet de cette étude est celui qui est parlé au Gabon. Il est constitué de six parlers comportant des divergences. Mettre en place un système orthographique de ces parlers est une tâche complexe, qui est tout de même rendue possible par les ressemblances ou les convergences observées entre les parlers. Dans un tel contexte, il est évident que, s’il y a des règles communes, il existe aussi des règles particulières à chaque parler.
La langue fàŋ est localisée dans cinq des neuf régions que compte le Gabon : les provinces de l’Estuaire (E), du Moyen-Ogooué (MO), de l’Ogooué-Ivindo (OI), de l’Ogooué Maritime (OM) et du Woleu-Ntem (Wt). Sur le plan spatial, les Fàŋ du Gabon occupent, avec les pygmées, la totalité de la région du Nord-Gabon tandis que, dans les provinces de l’Estuaire, du Moyen-Ogooué, de l’Ogooué-Ivindo et de l’Ogooué-Maritime.
L’ Auteur : Yolande Zang Bie, directeur des départements des. Sciences du langage, de l’Information et de la com munication à l’Université Omar-Bongo (Gabon).
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