4ème de couverture : Ma tili kalate nyô amu me ju’uya yen bôt be ve’e befe’e na, bi nga so Egypte; bia bese bi ne ayoñ da, nde kalate nyô a tu’a na, binga to Asie, a dane evele Man, éyoñ été Asi ba Afrique be ngenan nlatan, valè be ngan te fak « Canal de Suez », ane bi nga tup ésae éte a womban nkôte si, a siliki, a zu. Nne bia beta zu wo’ôtan nya ñwô’an ve Ojambô’a … Dulu bon b’Afrikara, Ondoua Engutu, Mesama, Ntumu. Janvier 1948.
Les pérégrinations des enfants d’Afiri-Kara est une traduction faite par Marie-Rose Abomo-Maurin de l’œuvre d’Ondoua Engutu Dulu bon b’Afrikara écrit en boulou (langue parlée au Cameroun). L’œuvre originale est un texte mythique et fondateur de la communauté fan-boulou-béti qui relate l’épopée d’Afiri-Kara, l’ancêtre commun de cette communauté et les migrations de ses descendants. Ce texte, publié en 1948 s’est inspiré d’un récit oral et constitue pour ce groupe une véritable référence culturelle et identitaire. La traduction de l’œuvre, pourvu d’un apparat critique restitue fidèlement le contenu du texte original tout en le clarifiant, ainsi que sa dimension mythique.
L’ Auteur : Enseignante à l’Université Yaoundé 1, chercheure affiliée au LLACAN/CNRS, HDR, auteure d’articles sur les littératures francophones écrites, littératures orales et écrites en langues africaines de la zone pahouine de l’Afrique centrale, Marie-Rose Abomo-Maurin a, entre autres écrit : Parlons Boulou, une langue bantou du Cameroun, l’Harmattan, 2006 ; en collaboration, Bouquet de cendre, Anthologie de la poésie féminine camerounaise d’expression française, Yaoundé, Edition Ifi-ikiya, 2007; Littérature orale : genres, fonction et réécriture, (sous la direction), L’Harmattan, 2008 ; Ayono Ala d’Assomo Ngono Ela, Eban Mvet, Classiques Africains, 2009 ; L’A-Fric de Jacques Fame Ndongo et la rénovation esthétique (avec Alice Delphine Tang), Paris-Yaoundé, l’Harmattan, 2011 ; L’Ecriture du politique dans le roman de 1960 à 1990, Paris, l’Harmattan, 2012
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